Archive de la catégorie ‘ALLAH, LE DIEU UNIQUE’

LES NOMS ET ATTRIBUTS D’ALLAH AZAWAJAL

Lundi 13 juillet 2009

INTRODUCTION

 Le Saint Coran nous enjoint d’invoquer Allah  par le biais de Ses attributs :
 

« C’est à Dieu qu’appartiennent les plus beaux attributs. C’est à Allah qu’appartiennent les noms les plus beaux. Invoquez-Le par ces noms et laissez ceux qui profanent Ses noms: ils seront rétribués pour ce qu’ils ont fait. » Sourate 7 – Al-A’raf –  verset 180
 
« Dis : Invoquez Dieu ou invoquez Le Tout-Miséricordieux. Lequel vous invoqueriez, Il a les attributs les plus beaux… » Sourate 17 Al-Isra – Le voyage nocturne – verset 110
 
« C’est Lui Dieu, Le Créateur, Celui qui crée la vie, Le Façonneur. Il a les attributs les plus beaux. Tout ce qui est dans les Cieux et en Terre proclame Sa Gloire. C’est Lui Le Puissant et Le Sage. » Sourate 59 Al-Hasr – L’exode – verset 24

Allah  nul autre dieu que Lui, C’est à Lui qu’appartiennent les plus beaux attributs.

Nous proclamons la grandeur de Dieu - Exalté soit-Il – , et sollicitons Ses bénédictions à l’égard de Son noble Messager Muhammad , car c’est par lui que nous est parvenue la Vraie connaissance de Dieu  et de Ses Attributs.

 

Il nous a enseigné que Dieu est unique et possède quatre-vingt-dix-neuf attributs. « Allah » est un nom propre par excellence signifiant « Dieu ». Il n’admet pas de pluriel et aucune forme dérivée n’est possible à partir de lui. Il porte en lui-même une connotation de Perfection et de Beauté. Allah est le nom de l’Etre Divin Unique, qui se distingue de tous les autres attributs appelés Al-Asmâ’ Al-Husnâ, c’est-à-dire littéralement «  les plus beaux noms ». Quatre-vingt-dix-neuf de ces attributs sont mentionnés dans le Noble Coran.

Un attribut a été gardé secret par Dieu  et il est appelé Al-Ism Al-A’zam : le nom de Dieu le plus sublime. Les opinions des juristes musulmans divergent dès lors qu’il s’agit de définir ce plus grand nom.

Selon les Traditions Prophétiques suivante, le Tout-Puissant possède un  « Nom Exalté » qui se trouverait, d’après le Messager de Dieu , soit dans la sourate La Vache, soit dans la sourate La famille d’Imran.

Asma   fille de Yazîd    a rapporté que le Messager de Dieu   a dit : Le Plus Grand Nom d’Allah est dans ces deux versets :

LES NOMS ET ATTRIBUTS D'ALLAH AZAWAJAL dans ALLAH, LE DIEU UNIQUE verset_o Votre Dieu est un seul et même Dieu. Point d’autre divinité que Lui, Le Tout-Miséricordieux, Celui qui exerce Sa Miséricorde verset_f dans ALLAH, LE DIEU UNIQUE Sourate 2, Al baqarah – la Vache – verset 163

verset_o Alif-Lâm-mim. Dieu! Nulle autre divinité que Lui. Le Vivant, qui veille éternellement à la bonne marche de toute chose. verset_f ( Rapporté par At-Tirmidhi, Abou Daoud, Ibn Mâja et Ad-Darami )

Les attributs de Dieu qui figurent dans ces deux groupes de versets sont :

 002 062063

Anas   a rapporté le fait suivant :« J’étais assis aux côtés du Messager de Dieu , que la paix et le salut soient sur lui, dans la Mosquée lorsqu’un homme effectuant sa prière, formula l’invocation suivante :

« Ô Mon Dieu, je T’implore car c’est à Toi qu’appartient toute louange. Il n’y a de dieu que Toi, Tu es Le Plus Miséricordieux, Celui dont la Grâce est la Plus Grande, l’Existenciateur des Cieux et de la Terre. Ô Seigneur plein de Majesté et de Gloire, Ô Toi Le Vivant, L’Immuable, c’est Toi que j’implore ! »

L’ayant entendu, le Messager de Dieu  dit : « Cet homme a invoqué Dieu par Son Nom le Plus Sublime. Dieu répond à l’appel de celui qui l’invoque par Lui et satisfait sa requête. » ( Rapporté par At-Tirmidhi, Abou Daoud, An-Nasaï et Ibn Mâja )

Une autre tradition prophétique laisse à penser que ce nom pourrait être Al-Ahad : (L’Unique) ou encore As-Samad (L’Eternel).

Burayda  a rapporté que le Messager de Dieu , que la paix et le salut soient sur lui, entendant un homme dire :

« Ô Dieu ! Je T’implore, car j’atteste que c’est Toi Dieu, nul autre dieu que Toi, L’Unique, L’Eternel qui veille sans cesse sur Ta création, Qui n’a pas engendré et n’a pas été engendré. Nul n’est semblable à Lui .»

Puis  a dit : « Cet homme a invoqué Dieu par Son Nom le Plus Sublime. Lorsqu’Il est ainsi imploré, II répond à l’appel du serviteur et l’exauce. » ( Rapporté par At-Tirmidhî et Abou Daoud )

 Aicha  a dit que « Yâ Rabb » (Ô Seigneur) constitue le nom de Dieu le Plus Sublime.
 
L’ordre adopté par le Saint Coran dans l’exposé des attributs divins est un ordre hautement scientifique. Le Nom qui donne à la seigneurialité sa forme concrète « Allah » apparaît en premier dans la première sourate du Coran, il est suivi par «  Rabb » (Seigneur), le plus important des attributs.

 verset_o Allah n’a ni épouse ni fils verset_f ( sourate 6, verset 10)

Revêtant une importance presque égale à celle conférée à l’attribut « Rabb », suivent toujours dans la même sourate, la première du Coran, les attributs Ar-Rahman, Ar-Rahim et Al-Malik. Ces trois noms, en fait, montrent comment l’attribut de Rubûbiyya [seigneurialité] est mis en application.

Tous les attributs de Dieu sont absolus. Celui relatif à Sa Perfection possède un éclat distinct et Le révèle comme étant la Lumière qui ne comporte aucun point d’ombre. Les attributs sont tels des rayons de couleurs différentes obtenus à la sortie d’un prisme, ils sont à l’entrée, combinés de façon merveilleusement belle en un seul rayon de lumière et de vie.

La Toute-Puissance est l’attribut de Dieu d’où découlent les autres aspects de Sa Perfection. En effet, Son Omnipotence fait que Sa Sagesse et Sa Bonté sont à la mesure de Sa Volonté.

Ainsi, Ses décrets sont immuables et Ses commandements inaltérables. Et c’est pour cela que dès qu’IL donna Son ordre et qu’IL prononça le mot « kun » (sois), la vie prit forme et apparut.

En Allah  réside toute perfection et en Lui se trouve la plénitude absolue. Allah  est la source de toute vie, Il est le Tout-Sage, la source de toute pureté et de toute droiture.

Ses quatre-vingt-dix-neuf attributs se complètent les uns les autres dans une totale harmonie, telles les couleurs de l’arc en-ciel qui au sein d’un faisceau de lumière blanche, se trouvent mélangées.

Allah incarne par excellence les qualités d’affection, d’amour, de bienveillance, de compassion et de miséricorde, Il est Celui qui décuple les récompenses, apporte paix et sécurité.

 Bien qu’Il créa de grandes choses telles le soleil et les étoiles, Il pense avant tout aux êtres humains. Pour eux, Il a tout créé. Même la plus petite fleur ou le plus petit oiseau n’échappe pas à Son regard. Il est Le Créateur, Le Tout-Puissant. Son Nom est Allah , mais nous pouvons L’invoquer par d’autres noms sacrés, Ses attributs.

Abou Hourayra  a rapporté que le Messager de Dieu (sws)  a dit :

« Dieu a quatre-vingt-dix-neuf attributs, celui qui les retient en mémoire entrera au Paradis. En vérité, Dieu est Impair (car II est Unique) et II aime le nombre impair. »

Dans la version rapportée par Ibn `Umar , il est dit :

« Celui qui les énumère entrera au Paradis. » ( Rapporté par Muslim )

L’Islam a beaucoup insisté sur la nécessité de se souvenir d’Allah , cela constituant l’esprit (vital) de la vie de l’homme, dans ce monde comme dans l’autre. Le Coran et la Tradition prophétique soulignent l’importance pour les croyants d’avoir le coeur illuminé par le souvenir de Dieu. Le coeur de l’homme est constamment en proie à de nombreux sentiments futiles et frivoles, à beaucoup de vices, de tentations, etc., et le souvenir de Dieu est l’acte qui draine vers lui les bénédictions divines et procure à l’homme une grande récompense.

Allah  dit :

« Evoquez-Moi (par la pensée et les actes) et Je vous aurai présents à l’Esprit, rendez-Moi Grâce et ne Me reniez point ! » Sourate 2 Al Baqarah – La Vache – verset 152

Il  a également dit:

« Evoque Ton Seigneur en toi-même dans tes humbles supplications et dans ta peur, sur un ton plus bas que ton franc-parler, à l’aube et au soleil couchant, et ne sois pas parmi les distraits. » Sourate 7  - Al Araf – verset 205

Voici encore d’autres versets concernant le souvenir d’Allah  :

« Ceux qui ont cru et dont les coeurs se rassurent à l’évocation de Dieu. N’est-ce point à l’évocation de Dieu que les coeurs se rassurent ? » Sourate 13 Ar-Raad – le Tonnerre – verset 28

« … Et l’évocation de Dieu est bien plus haute encore… »
Sourate 29 Al Ankabut – l’araignée – verset 45

« Ô vous qui avez cru ! Evoquez abondamment Dieu. »
Sourate 33 Al Ahzab – Les Coalisés – verset 41

 

Les versets qui précèdent ordonnent de façon claire aux croyants de se souvenir de Dieu ; les bienfaits découlant du rappel, comprennent notamment la sérénité face au destin, la bénédiction d’Allah , la piété, la consolidation de la foi et l’abstention des péchés et des vices. Et par-dessus tout il y a le fait qu’Allah  se souvienne de nous, ce qui est à même de changer le cours de notre vie, dans notre plus grand intérêt ici-Bas et dans l’au-Delà à la fois.

Le Prophète  ne cessa d’exhorter ses compagnons à garder leurs coeurs illuminés par l’évocation de Dieu .

Car le coeur est la source de tous les actes, droits ou déviés, ainsi que le siège de toutes les pensées pures ou impures ; aussi, lorsqu’un croyant néglige l’évocation de Dieu , il devient la proie de mauvaises inspirations, ce qui le fait succomber au vice. Tandis que lorsqu’il est habité par le souvenir de Dieu, ses pensées s’en trouvent purifiées, et son être s’oriente vers la voie de la rectitude.

Ibn `Abbas   a rapporté que le Messager de Dieu  a dit :

« Satan tient solidement le coeur de l’homme; lorsque ce dernier se souvient de Dieu, il lâche prise, tandis que si l’homme devient oublieux, il se met à engendrer les maladies du coeur. » Rapporté par Al-Boukhari.

Le Messager de Dieu  a dit également que :

« Toute chose a besoin d’être polie, or ce qui polit le coeur c’est l’évocation de Dieu. » Rapporté par Al-Bayhaqi .

En résumé, l’évocation de Dieu constitue la meilleure et la plus sage des occupations. Ses bienfaits sont innombrable et la satisfaction qu’elle apporte ne peut être mesurée. L’évocation et le souvenir de Dieu doivent sans cesse nous accompagner, quelque que soient les occupations qui sont les nôtres. C’est ainsi que nous demeurerons préservés des vices et que notre vie spirituelle et mondaine s’en trouvera améliorée.

L’évocation d’Allah  soulage des soucis qui rongent le coeur. Nos lecteurs, nous l’espérons, se décideront à régulièrement évoquer Allah , matin et soir, par le biais de Ses attributs en plus de la lecture du Coran, pour la plus grande joie de leurs coeurs.

Muhammad Iqbal Siddîqi
( Les Noms Divins selon le Coran et la Sunna –  Éditions Maison d’Ennour )

L’EXPLICATIONS DES NOMS PARFAIT D’ALLAH AZAWAJAL

Les noms d’Allah  révélés sont nombreux. Une partie d’entre eux est mentionnée dans le Coran et une partie dans la Sunnah. Ce ne sont pas de simples noms dépourvus de tout sens, mais ce sont tous des noms qualificatifs. C’est-à-dire qu’ils nomment et qualifient Allah, cependant l’essence nous est inconnue.

Ce point est fondamental et mérite toute l’attention du croyant.  Ainsi, le devoir de tout musulman est de connaître les noms d’Allah . Les connaître signifie retenir les noms et leur significations. Cela permet de mieux connaître Celui que l’on adore.

Allah
Dieu

Ar-Rahmân
Le Tout Miséricordieux

Ar-Rahîm
Le Très Miséricordieux

Al-Mâlik
Le Roi

Al-Qudûss
Le Pur

As-Salâm
Le Pacifique

Al-Mumin
Le Sécurisant

Al-Muhaymin
Le Dominateur Suprême

Al-’Azîz
Le Tout Puissant

Al-Jabbâr
L’Imposant

Al-Mutakabbir
L’Orgueilleux

Al-Khâliq
Le Créateur

Al-Barî
Le Créateur

Al-Musawwir
Le Formateur

Al-Ghaffâr
L’Infini Pardonneur

Al-Qahhâr
Le Tout Dominateur

Al-Wahhâb
Celui qui octroie

Ar-Razzâq
Le Grand Pourvoyeur

Al-Fattâh
Le Grand Juge

Al-’Alim
L’Omniscient

Al-Qabid
Celui Qui saisit

Al-Bâsit
Le Généreux

As-Sami’
L’Audient

Al-Basîr
Le Clairvoyant

Al-Hakam
Le Juge

Al-’Adl
Le Juste

Al-Latif
Le Doux

Al-Khabir
Le Bien Informé

Al-Halîm
Le Très Doux

Al-’Am
L’Immense

Al-Ghafûr
Le Très Pardonneur

Ach-Chakûr
Le Très Reconnaissant

Al-’Alî
Le Très Haut

Al-Kabîr
Le Très Grand

Al-Hafiz
Le Très Bienveillant

Al-Jalîl
Le Sublime

Al-Karîm
Le Généreux

Ar-Raqib
Celui Qui surveille

Al-Mujib
Celui Qui répond

Al-Hakim
Le Sage

Al-Wadûd
Le Tout affectueux

Al-Majid
Le Tout Glorieux

Ach-Chahid
Le Grand Témoin

Al-Haqq
La Vérité

Al-Wakil
Le Très Confiant

Al-Qawiy
Le Très Fort

Al-Hamid
Le Loué

Al-Mubdi’
Celui Qui commence la création

Al-Mu’îd
Celui Qui la refait

Al-Hayy
Le vivant

Al-Qayyum
Celui Qui subsiste par Lui-Même

Al-Wâhid
L’Unique

Al-Ahad
Le Seul

As-Samad
L’Absolu

Al-Qadir
Le Très Puissant

Al-Awwâl
Le Premier

Al-Âkhir
Le Dernier

Az-Zâhir
L’Apparent

Al-Bâtin
Le Caché

Al-Barr
Le Bienfaisant

At-Tawwâb
L’Accueillant au repentir

Al-’Afuw
Le Très Indulgent

Ar-Ra-ûf
Le Bienveillant

Alladhi lahou-l-Mulk
Celui qui possède la Royauté

Dhu-l-Jalâli wa-l-ikram
Le Plein de Majesté et de Magnificience

Jâmi’u-n-Nâs
Le Rassembleur des gens

Al-Ghaniy
Le Riche

Al-Mughniy
Celui Qui enrichit

Al-Mâni’
Celui Qui restreint

An-Nûr
La Lumière

Al-Hâdi
Celui Qui guide

Ach-Châkir
Le Plein de gratitude

Ar-Rachid
Celui Qui oriente

Al-Kâfiy
Celui Qui suffit

Al-Wâsi’
Le Vaste

Al-Basit
Celui Qui étend

Al-Jawwâd
Le Prodigue

Badi’u-s-Samâwati wa-l-ard
Le Créateur des cieux et de la terre

Al-Muhît
Celui Qui embrasse toute chose

Al-Mu’lî
Celui Qui octroie

Al-Fa’âlu li mâ yurid
Celui Qui fait ce qu’Il veut

Al-A’lâ
Le Plus Haut

Al-Matin
Le Très Ferme

Al-Qarib
Le Très Proche

Al-Fâtir
Le Façonneur

Al-Hasib
Celui Qui compte

SON EXISTENCE

Lundi 13 juillet 2009

Au Nom d’Allah le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux

LA PREMIERE CATEGORIES D’INDICES : LES PROPOS DES SAVANTS

Toute chose dans l’univers est elle-même un indice parlant de l’existence de Dieu ,
de Ses nobles Attributs et de Ses Noms sublimes
.

Un poète a dit :

Il y a en toute chose un signe indiquant qu’Il est l’Unique

Un autre a dit:

Regarde attentivement ce qui pousse de terre pour y voir, les traces de I’oeuvre du Roi,
Des sources d’eau argentée s’élevant (vers le ciel), et des fleurs tel de l’or pur,
Se dressant sur des tiges d’émeraude témoignant que Dieu n’a aucun associé

1. On demanda à un Bédouin d’apporter un indice prouvant l’existence de Dieu  – Exalté soit-Il -.  

Il dit aussitôt : « La fiente indique la présence du chameau, le crottin indique celle de l’âne et ces traces de pas indiquent la marche.  Que dire alors d’un ciel avec des constellations, une terre avec des vallées spacieuses et une mer avec des vagues ! N’indiquent-ils pas l’existence du Créateur infiniment indulgent, L’Omniscient, Le Tout-Puissant !? »

 2. On raconte qu’un athée renia l’existence du Créateur en présence de Jà’far as-Sâdiq  – qu’Allah l’agrée – .  Alors Ja’far lui demanda: « As-tu jamais pris la mer ? – Si, répondit l’homme. – As-tu vu ses abîmes terrifiants ? lui demanda-t-il. »

Il dit : « Oui, un jour des vents terribles se déchaînèrent brisant le navire et noyant les marins.  Je me suis accroché moi-même à une planche.  Finalement cette planche m’échappa et je me suis trouvé au milieu du remou des vagues qui me jetèrent sur la côte. »

Ja’far lui dit alors : « Tu as compté d’abord sur le navire et sur son capitaine, puis sur la planche dans l’espoir du salut.  Une fois que tu as perdu toutes ces choses, t’es-tu soumis à ton sort ou avais-tu gardé encore quelque espoir de salut ? » Il dit : « J’ai plutôt gardé l’espoir. »

Ja’far lui dit : « De qui espérais-tu ton salut ? » L’homme se tut ! Alors Ja’far lui dit: « Le Créateur est précisément celui dont tu espérais ton salut, et c’est Lui qui t’a sauvé de la noyade ! ».

C’est ainsi que cet homme se convertit à l’Islam par sa cause.

3. Aboû Hanifa  – qu’Allah l’agrée - menait un combat sans merci contre les existentialistes (ad-dahriyoûn).  Ces derniers cherchaient par tous les moyens l’occasion de l’éliminer.  Un jour qu’il était assis dans sa mosquée, un groupe de ces gens l’attaquèrent avec des sabres pour l’assassiner.

 Il leur dit : « Répondez d’abord à une question, puis faites de moi ce que vous voulez ! – Quelle est ta question ? dirent-ils. » Il dit : « Que diriez-vous de quelqu’un qui vous dit : J’ai vu un navire lourdement chargé de marchandises et entouré en pleine mer par des vagues déchaînées et des vents de toutes sortes.  Ce navire poursuivait pourtant en toute quiétude son chemin à travers les flots sans avoir un capitaine pour le diriger ni un pilote rectifiant sa direction.  Est-ce que l’esprit accepte une telle affirmation ? – C’est une chose inconcevable ! dirent-ils. » Aboû Hanîfa  leur dit alors : « Yâ Soubhâna Allah ! – Gloire et pureté à Dieu ! - Si l’esprit n’admet pas qu’un navire avance en toute quiétude en mer sans pilote ni capitaine, comment peut-il admettre que ce monde se maintienne sans Créateur ni Conservateur malgré la diversité de ses états, l’étendue de ses limites et la disparité de ses contrées !? » Ils fondirent tous en larmes et lui dirent : « Tu as vraiment raison. » Ils remirent leurs sabres dans leurs fourreaux et revinrent à Dieu repentants.

4. Un groupe de personnes demanda à l’imam Ach-Châfi’î   :

« Qu’est-ce qui prouve l’existence de Dieu ? » Il dit : « la feuille du mûrier ! Son goût, sa couleur, son odeur et sa nature sont-elles identiques à vos yeux ? – Oui, répondirent-ils. » Il dit : « Et cependant, le ver à soie la mange et il en sort de la soie ! L’abeille en fait du miel ; l’ovin en sort la fiente ; les gazelles la mangent et le musc se forme dans leurs glandes.  Qui donc a fait que ce que ces créatures produisent diffère, alors que la nature de la feuille de mûrier est une ? ».

 Sa démonstration leur plut et ils embrassèrent l’Islam par sa cause.  Ils étaient dix-sept.

5. La même question fût posée à l’imam Ahmad ibn Hanbal  qui dit : « Voilà un rempart solide et lisse (la coquille de I’oeuf).  Il n’a ni porte ni fenêtre.  Sa face externe a l’aspect de l’argent et sa face interne a celui de l’or pur.  

Voilà tout à coup que son mur se brise et il en sort un animal doté de l’ouïe et de la vue.  Il a un bel aspect et une voix agréable (le poussin) ! ».

DEUXIEME CATEGORIES D’INDICES : LES PREUVES CORANIQUES

Dieu – Exalté soit-Il – dit :

« Certes dans la création des cieux et de la terre, dans l’alternance de la nuit et du jour, dans le navire qui vogue en mer chargé de choses profitables aux gens, dans l’eau qu’Allah fait descendre du ciel, par laquelle Il rend la vie à la terre une fois morte et y répand des bêtes de toute espèce dans la variation des vents, et dans les nuages soumis entre le ciel et la terre, en tout cela il y a des signes, pour un peuple qui raisonne. » Sourate 2 « La vache » verset 164

Nous sommes vraiment devant plusieurs signes, et non un seul, prouvant l’existence de Dieu  – Exalté soit-Il – et indiquant l’excellence de Ses Attributs et Ses actes.

Ainsi le ciel qui se tient au-dessus de nos têtes, sans piliers, les étoiles qui tournent sur leurs orbites, les planètes assemblées en ordre autour de leur soleil, et les lois régissant les attractions qui les lient, le trajet de chaque étoile sur sa propre orbite qu’elle ne quitte jamais, l’appartenance de chaque corps céleste à la famille qui lui correspond et sa course à la vitesse qui lui convient…

Tout cela évolue dans un espace dont l’étendue ne peut être conçue par l’homme ; peu des secrets de l’univers lui ont été dévoilés, malgré tous les efforts qu’il n’a cessé de déployer pour les découvrir !

L’homme a en effet dévoilé un certain nombre de ces secrets et en a tiré profit.  Il a cependant découvert l’étendue de son ignorance et la limite de sa science, face à l’immensité de l’univers.  Il a compris que ce qu’il ignore est infiniment plus grand que ce qu’il sait.

En vérité, Dieu – Exalté soit-Il – dit la vérité, quand Il annonce ceci à l’homme: « On ne vous a donné de la science que très peu ! »  Sourate 17, « Le voyage nocturne », verset 85

La planète Terre où nous vivons est remplie de signes tels : la terre ferme et la mer, la plaine et la montagne, les torrents, les fleuves et les ruisseaux, l’atmosphère qui protège la terre, les nuages qui la couvrent, et les ondes qui l’entourent et qui emplissent tout l’univers…

Il s’y trouve toutes sortes de créatures : les hommes, les animaux, les végétaux, les insectes, les virus, les microbes, les levures, les poissons vivant sous l’eau et les oiseaux vivant dans les airs.

Tout ces mondes se côtoient, et chacun a reçu ce qui lui convient selon une juste mesure et une proportion minutieusement calculée comme le dit Allah - Exalté soit-Il – :

  « Et la terre Nous l’étendîmes.  Nous y plaçâmes des masses d’ancrage (les montagnes.)
et Nous y fîmes pousser toutes sortes de choses selon un équilibre bien défini. »
Sourate 15, « al-Hijr », verset 20

 Si l’homme prenait la peine de porter un regard réfléchi sur les signes parsemés dans le ciel, la terre, les étoiles et les planètes, il tremblerait, très certainement, de tout son être devant la grandeur infinie de Dieu, et ne pourrait nullement s’empêcher de se soumettre humblement à la Puissance indicible du Seigneur.

Cela est évident aussi dans l’alternance de la nuit et du jour selon un calcul minutieux.  La nuit s’allonge dans une certaine mesure et se raccourcit dans une autre, avec des variations qui interviennent au cours de l’année.  Or, des millions d’années se sont écoulées sans que cet ordre ne dévie de la valeur d’un cheveu !

Et les navires qui voguent sur les mers et les océans chargés de lourds fardeaux emmenant les hommes où ils veulent et comme ils veulent.  Une loi précise qu’ils doivent respecter, régit leurs rapports avec l’eau, sinon ils vont à leur perte en la transgressant.

L’eau des océans, des mers, des rivières, et d’ailleurs s’évapore sous l’effet du soleil, il en résulte des nuages.

   Des vents divers les conduisent à des endroits déterminés où le climat est propice à ce qu’il pleuve sur une terre préparée à recevoir la pluie.  Des rivières ont pour rôle d’acheminer cette eau à toutes les créatures vivantes et la vie s’y répand.
Allah  a donc bien raison de dire : « Nous avons fait à partir de l’eau toute chose vivante.  Ne croient-ils donc pas ? » Sourate 21,verset 30

 Allah dit aussi :

« Nous lançâmes les vents comme facteurs de fécondation et Nous fîmes descendre du ciel une eau dont Nous vous avons abreuvés et dont vous ne détenez pas les réserves. »   Sourate 15, « al-Hijr », verset 22

Ainsi, cet exposé prouve l’existence d’un Auteur Suprême, Sage, Savant et Capable.  Aucun homme sensé ne peut affirmer le contraire.  C’est pour cela que le verset se termine par cette Parole convaincante d’Allah

« Ce sont là des signes pour des gens doués de raison. »   Sourate 16 Les abeilles (An-Nahl). Verset 11

     Pour des arguments supplémentaires, et mieux saisir cette sagesse infinie avec laquelle Dieu a préconçu la création des cieux, de la terre, de ce qu’ils renferment en eux, entre eux et autour d’eux, lisons les vérités scientifiques mentionnées par le professeur Sa’îd Hawwâ dans son livre Dieu , où il écrit entre autres :

1.      Si l’écorce terrestre était plus épaisse qu’elle ne l’est de la valeur de quelques pieds, elle aurait absorbé tout le gaz carbonique et l’oxygène de l’atmosphère et la vie sur terre serait devenue impossible.

2.      Si l’épaisseur de l’atmosphère était inférieure à ce qu’elle est, les météores qui se consument tous les jours par millions dans la couche externe de l’atmosphère frapperaient toutes les parties de la sphère terrestre et brûleraient toute matière combustible.

3.      Si le soleil n’avait que la moitié de son rayonnement actuel nous serions gelés ; et si son rayonnement augmentait de moitié, nous serions depuis longtemps réduits en cendre.

4.      Si la distance entre la lune et la terre était de vingt mille kilomètres au lieu de sa distance actuelle, les marées seraient si fortes que la terre serait entièrement submergée deux fois par jour par des flots capables d’éliminer les montagnes elles-mêmes.

5.      Si le taux d’oxygène dans l’atmosphère était de 50% au lieu de 21 %, tout ce qui peut se consumer dans l’univers serait menacé d’inflammation, à tel point qu’il suffirait qu’une seule étincelle d’un éclair frappe un arbre pour brûler immanquablement toute une forêt.

6.      Si le taux d’oxygène n’était que de 10%, la civilisation humaine n’aurait pas pu atteindre son niveau actuel.

7.      Sans la pluie, la terre serait réduite à un désert sans vie.  Sans les vents, les mers et les océans, la vie deviendrait impossible.  Si l’évaporation de l’eau n’était pas différente de l’évaporation du sel, il n’y aurait pas de vie.  Si la vapeur d’eau n’était pas moins dense que l’air, il n’y aurait plus de vie.

8.      Si, dans l’atome, les électrons étaient collés aux protons et si les atomes étaient collés les uns aux autres au point d’annuler les espaces qui les séparent, le globe terrestre aurait le volume d’un oeuf.  Où pourraient alors se trouver l’homme et les autres êtres vivants ?

9.      Si les éléments ne se combinaient pas les uns avec les autres, il deviendrait impossible de trouver de la terre, de l’eau, des arbres, des animaux et des végétaux.

10.     Sans les montagnes, la terre serait partie en éclats et n’aurait pas eu cette écorce terrestre propice à la vie.
 

Dis-moi donc, par Dieu, si tout cela est le produit d’une balance, d’une sagesse, d’une conception et d’une science universelle, ou est-ce le fruit du hasard, et qui a évolué par hasard et perdure par la force du hasard ?! Dieu est infiniment au-dessus de ce que disent les menteurs.

Allah  dit : « Que l’homme regarde donc de quoi il a été créé.  Il a été créé d’une eau jaillissante.  Elle sort d’entre les lombes et les côtes. » Sourate 86 « L’astre nocturne », versets 5 -7

Allah  dit aussi : « Nous avons certes créé l’homme d’un extrait d’argile. Puis Nous en fîmes une goutte de sperme dans un reposoir solide. Ensuite, Nous avons fait du sperme une adhérence; et de l’adhérence Nous avons créé un embryon; puis, de cet embryon Nous avons créé des os et Nous avons revêtu les os de chair. Ensuite, Nous l’avons transformé en une tout autre création. Gloire à Allah le Meilleur des créateurs! »  Sourate 23, « Les croyants », versets 12-14

Allah - Exalté soit-Il – dit encore : « Il y a aussi des signes en vous-mêmes, n’avez-vous donc pas des yeux pour voir ? »  Sourate 51 « Qui dispersent », verset 21

La réflexion sur le contenu de ces versets, comme l’un des indices prouvant l’Existence d’Allah , Puissant, Savant, Omnipotent et Sage, ne nécessite pas un grand effort, car ce qu’on a cité au sujet des phases progressives de la création de l’homme est une chose désormais bien établie par la science moderne, bien qu’ayant été formulée il y a déjà quatorze siècles !  Cela est la preuve du caractère miraculeux du Coran.  Cela montre aussi que ce Coran provient d’un Seigneur existant et parfait.

L’étude de l’homme et des merveilles que comporte sa formation a toujours été le but de la recherche des spécialistes en la matière.  La constitution de l’homme a toujours été la source de leur étonnement, si bien, qu’après de longues études, le docteur américain Alexis Karel, en collaboration avec d’éminents médecins et collaborateurs, écrivit son fameux livre L’homme, cet inconnu.  Toute cette recherche concernait l’homme.  Il a finalement affirmé que plusieurs zones de l’être humain étaient encore du domaine de l’inconnu.  Parmi les choses étonnantes qu’il a citées au sujet de la constitution de l’homme, l’auteur dit :

« Le sang est un tissu, comme tous les autres tissus.  Il se compose d’environ 30.000 milliards de globules rouges, et de 50 milliards de globules blancs.  Mais ces cellules ne sont pas, comme celles des autres tissus, immobilisées par une charpente.  Elles sont suspendues dans un liquide visqueux, le plasma.  Le sang est un tissu mouvant, qui s’insinue dans toutes les parties du corps.  Il porte à chaque cellule la nourriture dont elle a besoin.  En même temps, il sert d’égout collecteur aux produits de déchet de la vie tissulaire.  Mais il contient aussi des substances chimiques et des cellules capables d’opérer des reconstructions organiques dans les régions du corps où elles sont nécessaires. »

Il dit à propos de la peau de l’homme :

« La peau et ses dépendances jouent, à notre égard, le rôle d’un attentif gardien.  Elles laissent entrer en nous certaines des choses des mondes physiques et psychologiques, et excluent les autres.  Elles sont la porte toujours ouverte, et néanmoins surveillée, de notre système nerveux central.  Il faut les considérer comme un aspect très important de nous-mêmes. »

Il dit encore : « Notre surface intérieure est beaucoup plus grande que celle de la peau.  L’étendue couverte par les cellules aplaties des alvéoles pulmonaires est immense.  Elle est approximativement égale à un rectangle de cinquante mètres de longueur et de dix mètres de largeur. »

Nous sommes donc en présence d’une usine chimique fabriquant plus de produits que n’importe qu’elle usine conçue par l’intelligence de l’homme.  Et nous voici devant un réseau de communication plus dense que tous les systèmes de transport et de distribution que le monde ait jamais connu.  Toutes ces opérations se réalisent sans encombrement et dans l’ordre le plus parfait. »

Si toutes ces opérations extraordinaires se font dans un tel ordre parfait, peut-on parler, dès lors, de hasard aveugle ?  L’ordre ne s’oppose-t-il pas par principe à l’idée même du hasard ? En vérité, tout cela est I’oeuvre d’un Créateur Novateur et Sage. Est-ce I’oeuvre du hasard, ou est-ce I’oeuvre humaine ? Point du tout ! C’est I’oeuvre du Dieu unique pour Qui rien n’est impossible !

Ainsi, nous voyons qu’en observant les merveilles de la nature et de l’univers dans ses divers domaines et en les examinant en profondeur, on a la preuve qu’il y a là un plan préconçu et une finalité, et que ce plan est entièrement exécuté conformément à la volonté du Créateur.

À la lumière de tout cela, notre esprit doit reconnaître ses limites et son incapacité à atteindre les immensités de l’Infini. Nous n’avons d’autre choix que de reconnaître et de croire en l’existence du Créateur ordonnateur de toute chose, y compris des atomes, des planètes et des corps célestes.

TROISIEME CATEGORIES D’INDICES : EXTRAITS DES DIRES DES PHILOSOPHES ET DES SAVANTS

 Dans une étude parue dans la revue Le Cosmos de l’année 1893, le professeur Mominia écrit, concernant l’existence d’Allah :

« Si nous supposons, en raisonnant par l’absurde, que l’univers a pris existence sans l’intervention d’un Etre capable d’agir, doué de volonté et libre de choisir ; et si nous supposons que les hasards répétés sont parvenus à faire un homme, est-il pensable que ces mêmes hasards créent un autre être lui ressemblant parfaitement dans sa forme apparente et différent de lui dans sa conformation interne : à savoir la femme, et ce dans le but de peupler la terre par les humains et d’en perpétuer l’espèce ? ».

Il ajoute : « Est-ce que cela ne suffit-il pas pour prouver l’existence  Créateur Tout-Puissant, doué de volonté, qui a créé les êtres sans modèle précédent? Il en a fait des espèces diverses, a implanté dans chaque espèce des instincts appropriés, et l’a doté de dons naturels, sur lesquels repose son existence et qui lui permettent de se perfectionner. »

Le professeur Mohammad Farîd Wajdî a dit, en commentant ce témoignage :

« Nous disons à propos de cet argument sur lequel le professeur Mominia croit être le premier à attirer l’attention, qu’il est, en fait, extrait de cette Parole de Dieu  - Exalté soit-Il – :« Parmi Ses signes, Il a créé pour vous, issues de vous-mêmes, des épouses auprès desquelles vous trouvez quiétude et calme. Et Il a établi entre vous des liens de tendresse et de compassion. Il y a là des indices certains pour qui sait y réfléchir ! » Sourate 30, « Les Byzantins », verset 21

2. Quant à Descartes, il prouve l’existence du Créateur, par le raisonnement suivant :

« …Pour m’expliquer en un mot, qui fut Dieu. A quoi j’ajoutai que puisque je connaissais quelques imperfections que je n’avais point, je n’étais pas le seul être qui existât, mais qu’il fallait, de nécessité, qu’il y en eût quelque autre plus parfait, duquel je dépendisse, et duquel j’eusse acquis tout ce que j’avais. Car, si j’eusse été seul et indépendant de tout autre, en sorte que j’eusse eu, de moi-même, tout ce peu que je participais de l’être parfait, j’eusse pu avoir de moi, par même raison, tout le surplus que je connaissais me manquer, et ainsi être moi-même infini, éternel, immuable, tout connaissant, tout-puissant, et enfin avoir toutes les perfections que je pouvais remarquer être en Dieu. Car, suivant les raisonnements que je viens de faire, pour connaître la nature de Dieu, autant que la mienne était capable, je n’avais qu’à considérer de toutes les choses dont je trouvais en moi quelque idée, si c’était perfection, ou non, de les posséder, et j’étais assuré qu’aucune de celles qui marquaient quelque imperfection, n’était en Lui, mais que tous les autres y étaient. »

Il a dit encore :

« ….Je voyais bien que, supposant un triangle, il fallait que ses trois angles, fussent égaux à deux droits ; mais je ne voyais rien pour cela qui m’assurât qu’il y eût au monde aucun triangle. Au lieu que, revenant à examiner l’idée que j’avais d’un être parfait, je trouvais que l’existence y était comprise, en même façon qu’il est compris en celle d’un triangle que ses trois angles sont égaux à deux droits, ou en celle d’une sphère que toutes ses parties sont également distantes de son centre, et que par conséquent, il est pour le moins aussi certain que Dieu, qui est cet Etre parfait, est ou existe, qu’aucune démonstration de géométrie le saurait être. »

Descartes n’est arrivé à ces vérités qu’après s’être débarrassé de cet ensemble incohérent de croyances et de traditions héritées, et il a construit sa conviction sur des vérités scientifiques immuables.

3. Newton (1642-1727), était le plus grand astronome et physicien anglais de son siècle. On le considérait comme l’un des cerveaux exceptionnels apparus dans le monde. C’est lui qui a découvert la loi de l’attraction universelle (en 1687). Il inventa le télescope (1672), il trouva les bases du calcul différentiel ainsi que d’autres lois astronomiques. Une fois qu’il fut réputé pour sa finesse d’esprit et sa puissance de persuasion, les gens lui demandèrent de leur avancer un indice prouvant l’existence de Dieu et qui soit à la portée de leurs sens. Voici ce que fut sa réponse :

« Ne doutez pas de l’existence du Créateur ! Il est, en effet, impensable que ce soit la nécessité seule, qui dirige l’univers ! Car une nécessité aveugle, et échappant à tout changement, on ne peut imaginer qu’elle soit à l’origine de ce monde avec toute sa diversité et l’harmonie et l’ordre qui la caractérisent, et ce malgré le changement des temps et des lieux ! Disons plutôt que tout cela ne peut provenir que d’un Etre éternel doué de sagesse et de volonté. »

Puis il dit :

« Il est indéniable que les mouvements actuels des planètes ne peuvent naître de la seule action de l’attraction universelle, car cette force pousse les planètes vers le soleil. Mais pour que ces mêmes planètes tournent autour du soleil, il faut qu’il y ait une « Main » divine qui les maintienne sur la ligne de leurs orbites. »

Puis il dit :

« Il est tout à fait évident, qu’il n’y a aucune cause naturelle qui soit capable d’orienter toutes les planètes et leurs satellites pour qu’ils tournent dans une seule direction et sur un même niveau sans la moindre variation notoire. L’observation de cet ordre prouve l’existence d’une sagesse régnant sur le tout… Aucune cause naturelle n’est capable de donner à ces planètes et à leurs satellites ces degrés de vitesses minutieusement proportionnées à leurs distances par rapport au soleil et au centre du mouvement. Ces proportions sont indispensables pour que ces corps célestes se déplacent suivant des orbites ayant toutes un même centre commun. Mais pour qu’un tel ordre se trouve entre tous leurs mouvements, il faut qu’il existe une « Cause » qui connaisse ces substances, et compare les quantités de matières présentes dans les divers corps célestes, comprenne la force d’attraction terrestre émanant de chacun d’eux, évalue les distances entre les planètes et le soleil, entre leurs satellites et Saturne, Jupiter et la terre, et enfin fixe la vitesse selon laquelle ces planètes et leurs satellites peuvent tourner autour de corps célestes pouvant leur servir de centre de révolution. Donc l’existence harmonieuse de tous ces éléments, l’ordre qui les régit, malgré leur diversité, tout cela témoigne de la nécessité de l’existence d’une « Cause », qui n’est ni aveugle, ni un contingent né du hasard. Il s’agit d’une « Cause » connaissant parfaitement les sciences de la cinétique et de la géométrie. »

Il dit ensuite :

« Cela n’est pas tout ! Car Dieu est indispensable pour faire tourner ces corps célestes les uns autour des autres (c’est une chose qui ne peut provenir de la simple force d’attraction).Dieu est indispensable aussi pour déterminer l’orientation de ces rotations, afin qu’elles concordent avec la rotation des planètes (nous voyons cela dans le cas du soleil et des planètes avec leurs satellites, alors que les comètes tournent dans n’importe quelle direction). »

Puis il ajoute :

« Une autre chose concerne la constitution des corps célestes. Comment les atomes dispersés ont-ils pu se diviser en deux catégories : la partie éclairante d’entre eux s’est assemblée en un endroit pour constituer les corps éclairants par eux-mêmes, à l’exemple du soleil et des étoiles. La partie obscure s’est assemblée dans un autre endroit pour former les corps sombres, comme les planètes et leurs satellites. On ne saurait concevoir un tel résultat en l’absence d’une intelligence infinie ! »

Il dit encore :

« Comment les corps des animaux ont-ils été faits avec tant de perfection ? Par quelle finalité a-t-on ainsi organisé les différentes parties de leurs corps ? Peut-on concevoir que l’on puisse fabriquer l’oeil qui voit sans une connaissance préalable de l’optique et de ses lois ? Peut-on concevoir que l’on puisse fabriquer l’oreille sans connaître les lois de l’acoustique ? Comment les mouvements des animaux se renouvellent-ils par leur volonté, et comment ont- ils acquis cette intuition innée ?… »

Newton conclut :

« Toutes les créatures vivantes, qui sont conformes aux modèles les plus beaux et les plus parfaits, ne sont-elles pas un indice prouvant l’existence d’un Dieu absolu, exempt de toute similitude avec tout être? Un Dieu vivant, sage, voyant par Lui-même l’essence même de toute chose. »

[ Source : René Descartes, Discours et Méthodes, p 496 - 497 ]

4. Le très grand savant anglais (d’origine allemande) Sir William Herschel (1738-1822), fondateur de l’astronomie stellaire, entre autres a dit :

« Plus le domaine de la science s’étend, plus nombreux deviennent les arguments puissants et irréfutables prouvant l’existence d’un Créateur éternel à la puissance illimitée et infinie. Les géologues, les mathématiciens, les astronomes et les naturalistes ont tous collaboré à bâtir l’édifice de la science, qui est, en vérité, le socle de la Grandeur suprême de Dieu l’Unique. »

[ Source : René Descartes, Discours et Méthodes, p 503 ]

5. Le grand physiologiste français Linier a dit :

« Dieu cet Etre éternel, Grand, Omniscient et Omnipotent S’est révélé à moi à travers les merveilles de Sa création au point que je fus saisi d’ébahissement et de perplexité ! Quelle puissance, quelle sagesse et quelle force d’invention sont-elles plus merveilleuses que celles qui ressortent des oeuvres de Sa « Main », aussi bien les plus petites que les plus grandes ?

Les profits que nous tirons de ces créations témoignent de l’immensité de la Miséricorde de Dieu qui les a soumises à notre service. De même que leur beauté et leur harmonie indiquent l’étendue infinie de Sa sagesse. Leur préservation de tout anéantissement et leur renouvellement continu confirment la Majesté et la Grandeur de Dieu. »

[ Source : René Descartes, Discours et Méthodes, p 504 ]

NOS EXPERIENCES

 1. L’homme moderne a atteint le summum dans le domaine des sciences de ce monde et dans ses recherches. Si l’on compare cette connaissance à celle de ses prédécesseurs, on peut à juste titre parler de miracle !

Malgré cela, quand il est arrivé sur la lune et a vogué dans les espaces lointains, il a senti qu’il n’était qu’un grain de poussière dans un monde infini, une goutte dans un océan sans rivages. II a constaté que la grandeur de la science résidait dans le fait, qu’elle a permis à l’homme de découvrir sa petitesse par rapport à la Puissance illimitée et la Grandeur infinie de Dieu  – Exalté soit-Il -.

2. Il arrive souvent que les scientifiques s’accordent sur une chose à la suite de travaux assidus, d’expériences et de recherches de longue haleine; puis ils font marche arrière, quand il leur apparaît que ce résultat et cet aboutissement sont à l’opposé de ce qu’ils ont admis et estimé être la vérité par excellence !

Pour illustrer, citons un événement familial, dont le monde est au courant dans les moindres détails :

Ma soeur était atteinte d’une maladie « incurable ». Tous les spécialistes étaient catégoriques qu’elle n’avait aucun espoir de guérison. Au bout d’un certain temps son mal empira. Quand son médecin traitant l’examina à nouveau, il répéta le même diagnostic, affirmant que son heure était proche. II alla jusqu’à lui délivrer un certificat de décès pour éviter à la famille la fatigue du trajet jusqu’à son cabinet ! Son état physique était, en effet, conforme à ce que les médecins ont affirmé, présentant tous les signes connus annonçant sa mort prochaine. Toute la famille s’était déplacée pour les derniers adieux, on lui a même préparé un cercueil ! On avait même fixé le lieu où allait être reçues les condoléances. Tous les membres de la famille veillèrent toute la nuit à son chevet en attendant sa dernière minute.

Mais toutes leurs prévisions s’avérèrent fausses, et la malade ne mourut pas. Bien au contraire, elle commença à la fin de la nuit à bouger comme les vivants, et elle recouvrit pleinement sa santé. II s’ensuivit une guérison totale ! Elle est encore en vie ! Et c’est une vraie maîtresse de maison !

N’est-ce point là un miracle ? On a déjà entendu parler de plusieurs miracles de ce genre ! La question qui s’impose à nous, dès lors : « Qui donc se tient derrière tout cela ? » La réponse est : « C’est Dieu et personne d’autre ! »

3. Dans son livre intitulé Dieu – Que soit magnifiée Sa Grandeur -, le professeur Sa’îd Hawwâ a relaté le récit suivant :

« La radio de Damas a annoncé dans son bulletin d’information du 10 janvier 1965, à trois heures moins le quart de l’après-midi, d’après la Revue des Recherches Médicales, éditée en Angleterre : « Un jeune homme a souffert durant treize années d’une maladie chronique. Toutes les interventions de la médecine n’ont pas réussi à le soulager. Il reçut finalement la visite du dernier médecin, qui, à la fin de son examen, conclut qu’il n’y avait aucune chance de guérison. C’est alors que le patient lui demanda sur le ton du désespoir: « Aucune chance ! Docteur ? » Le docteur lui confirma le diagnostic, et lui répondit, sans grande conviction : « Il vous reste une seule chance ! Prier Celui qui est du ciel ! Invoquez-Le ! » C’est alors que le jeune homme qui avait souffert durant treize ans, se vit, pour la première fois, levant ses mains au ciel, invoquant Dieu ! Une semaine après, le médecin lui rendit visite, et qu’elle fut grande sa surprise ! II le trouva complètement rétabli, guéri d’une maladie que les médecins furent incapables de soigner ! »

4. Un autre argument, concerne chacun d’entre nous ! N’est-on jamais sorti de chez soi avec l’intention d’exécuter une chose pour laquelle on avait tout préparé et en y mettant tous ses efforts ? Puis voilà, qu’on y renonce à la dernière minute, comme si l’on était dirigé par une force mystérieuse qui nous poussait à faire un autre choix, auquel on n’avait jamais pensé auparavant, ni passé de longues nuits pour s’y préparer ! On se rend compte par la suite que le bien était dans ce que l’on a pu faire et non dans ce qui nous a échappé.

Qui a pu nous détourner de notre première décision ? Qui nous a fait obtenir le contraire de ce que l’on voulait ? C’est bien Dieu ! Lui qui détient dans Sa « Main » la Création et la décision, et qui « s’interpose entre l’homme et son propre coeur ».

5. L’une de nos connaissances ou nous-mêmes, n’avons-nous pas été éprouvés, ne serait-ce qu’une fois dans notre vie, par un malheur, à la suite duquel nous avons senti que tous les êtres vivants ne pouvaient nous en délivrer, et qu’ils étaient trop faibles pour nous secourir ?

Il se peut bien qu’eux-mêmes voulaient aussi notre malheur et élaboraient contre nous les pièges les plus perfides. Une fois avoir désespéré des hommes, et perdu tout espoir, tout à coup une lueur apparaît, un éclair d’espérance jaillit dans notre coeur et la sérénité nous remplit de paix sans pourtant savoir la source de tout cela. Puis, après quelques heures, quelques jours ou quelques mois, tout désespoir se dissipe, les ténèbres s’effacent et défile devant nos yeux un cortège d’espoirs variés chassant les hordes du désespoir. Les lumières de la victoire remplacent les ténèbres de la défaite et, derrière cela, se dessine une Puissance qui a tourné le gouvernail de la vie pour nous.

Nous voilà alors plein de compassion pour notre ennemi et pour celui qui nous a accablé de son injustice. Il était pourtant dans un passé proche ou lointain la cause du désespoir et des peines. Qui donc a changé et renversé les choses malgré cette impuissance totale qui ne nous quittait plus, alors que nos ennemis détenaient la puissance et les moyens de nous faire du mal ? Qui nous a accordé, cette victoire ? Qui donc fait revivre et redonne puissance et considération ? Qui donc rend cet espoir perdu et ramène la sécurité dans notre propre vie ?

Avouons sans attendre : « C’est Dieu ! »

Dieu  – Exalté soit-Il – dit : 

« Dieu ne suffit-il pas à Son serviteur (comme soutien et comme protecteur ?). Et ils cherchent à t’effrayer, par leurs divinités d’emprunt. En vérité, celui que Dieu égare, nul ne peut le guider. Celui que Dieu guide nul ne peut plus l’égarer. Dieu n’est-Il pas l’Irrésistible, Le détenteur du pouvoir de châtier ! » [ Sourate 39, « Les groupes», versets 36-37 ]

CONCLUSION

La foi en l’existence de Dieu - Exalté soit-Il –  est naturellement enfouie dans tout être humain. La dignité de l’humanité est issue de cette foi. Toutes les espérances qui permettent à l’homme de survivre n’ont d’autre source que l’existence d’une Entité suprême donatrice de toutes ces espérances. C’est elle le soutien sur lequel l’homme s’appuie, qu’il la reconnaisse ou la renie.

Quand l’homme n’a pas de foi rayonnant dans tout son être, il devient comme une plante fanée, car il a perdu la substance même de la vie.

Tout coeur vide des scintillements de la foi ressemble plutôt à un tronc dont on a coupé les racines. Il se dessèche alors et n’est plus bon que pour le feu.

Toute raison qui n’a pas reçu les ondes de cet émetteur divin (la foi), se voit couper du bien, du bonheur et des causes du salut. Tout sentiment qui n’a pas été arrosé avec la douceur de la foi, est un sentiment bestial guidé par un esprit démoniaque.

Finalement (et non définitivement), en analysant minutieusement l’attitude des deux groupes – celui des croyants et celui des mécréants qui renient l’existence de Dieu  – Exalté soit-Il -, on trouve ceci :

1. Ceux qui croient en Dieu, avec à leur tête les Prophètes, les Messagers et les savants qui traduisent leur science en actes, et ont voué leur vie au service de l’humanité par compassion et amour, ceux-là sont différents des négateurs au coeur dur et cruel, qui sont oppresseurs et destructeurs de toutes les valeurs morales.

2. Ceux qui croient en Dieu, malgré leurs divergences au sujet des Attributs de Dieu et sur leurs devoirs envers Lui, représentent la majorité absolue des habitants de la terre.

Quant aux négateurs, ils ne sont qu’une minorité écrasée et méritent à peine d’être cités.

3. Les négateurs n’ont jamais avancé aucun argument valable pour confirmer leurs dires. Ils se tiennent totalement impuissants devant les défis et les preuves des croyants.

C’est avec un bonheur immense que le croyant lit ces Paroles de Dieu :

« Voilà la création d’Allah. Montrez-Moi donc ce qu’ont créé, ceux qui sont en dehors de Lui ? » [ Sourate 31, « Louqmân », verset 11 ]

Que les négateurs répondent donc à cette question que Dieu leur adresse ! Allah  dit :

« Ont-ils été créés par un hasard fortuit ? Ou bien sont-ils leurs propres créateurs ? Auraient-ils créé les cieux et la terre ?
Que non ! Mais ils n’en sont nullement convaincus. »
[ Sourate 52, « Le Mont », versets 35-36 ]

Après cette déclaration divine, vit, ô Croyant, dans la sécurité et le bonheur de la foi, et dans le délice de la connaissance émanant de Dieu, Le Très Miséricordieux par essence et par excellence !
 

QUI EST ALLAH ?

Vendredi 10 juillet 2009

Au Nom d’Allah le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux

 Allah est le nom de Dieu, Le Seigneur de l’univers, Il n’a pas engendré et n’a pas été engendré, nous ne pouvons Le comparer à quiconque, et ce, parce qu’Il est Allah, Dieu, Le Créateur de toute chose. Il n’a pas besoin de dormir ni de se reposer, et même si nous ne pouvons Le voir, Lui peut nous voir.

Il sait tout ce qui se passe dans les Cieux et sur la Terre. Allah  est le Plus doux au-delà de toute douceur, Le Plus Aimant au-delà de tout amour, Il nous a donné tout ce que nous possédons, Il nous donne l’eau , la nourriture, la lumière, l’air, et tout ce dont nous avons besoin pour vivre sur cette terre jusqu’à notre mort.

Il nous a donné un esprit et un cœur afin d’évaluer combien nous Lui en sommes reconnaissants en L’adorant et en Lui obéissant.

Obtenir l’agrément de Dieu par notre foi et notre bon comportement devrait être notre priorité dans la vie. Nous ne pouvons arriver à le connaître qu’à travers Ses Propres Mots et selon Sa Voie, alors tournons-nous vers la Parole de Dieu :

 Allah ! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même ‹al-Qayyum›. Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. A lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n’embrassent que ce qu’Il veut. Son Trône ‹Kursiy› déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand… Sourate 2Verset 255  - Ayat Al Kursy

          Allah  a envoyé des Prophètes et des Messagers pour nous transmettre Ses Paroles, nous rappeler de n’adorer que Lui et pour nous enseigner comment suivre Sa voie. Un jour, quand il l’ordonnera, les Cieux se fendront, les étoiles et les planètes exploseront et le monde parviendra à sa fin. Dès lors Allah  Tout-Puissant nous ramènera à la vie pour nous juger, nous récompenser ou nous punir pour ce

que nous aurons accompli.

Ce jour-là, les gens qui auront adoré de faux dieux ou d’autres éléments seront très peinés, mais ceux qui auront écouté Allah  et auront agi selon le bien seront heureux.

 Dis :  » Il est Allah, Unique. Allah, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons.
Il n’a jamais engendré, n’a pas été engendré non plus. Et nul n’est égal à Lui
Sourate 112 – Le monothéisme pur (Al-Ikhlas) Versets 1 – 4 


 Pour beaucoup d’occidentaux, ALLAH est le dieu des Arabes, et le terme évoque même pour certains une divinité cruelle, qui pousse ses adorateurs au fanatisme aveugle. Pourtant, on sait que dans les langues sémitiques, dont fait partie l’arabe, comme l’hébreu ou l’araméen, la racine al ou el  sert à nommer Dieu.  

Ainsi, l’Ancien Testament en a conservé des traces évidentes.  Combien d’adorateurs du Seigneur, anges ou hommes, portent en leurs noms le signe de leur soumission à Dieu: Gabri-el, Micha-ël, Isma-ël, Isra-ël.

     Dieu est appelé El, ou Elah.  Le nom Elohim revient plusieurs fois dans l’Ancien Testament pour désigner le Dieu des Hébreux.  

Selon le Coran, Dieu s’est révélé à Moussa (Moïse)  sous le nom « Allah » :

Puis, lorsqu’il y arriva, il fut interpellé: Moïse ! Je suis ton Seigneur. Enlève tes sandales: car tu es dans la vallée sacrée Tuwa. Moi, Je t’ai choisi. Ecoute donc ce qui va être révélé. Certes, c’est Moi Allah: point de divinité que Moi. Adore-Moi donc et accomplis la Salat pour le souvenir de Moi.  Sourate 20 Ta-Ha Versets 11-14

Selon le Coran également, Aissa (Jésus)  nommait Dieu de la même façon, lorsqu’il recommandait aux enfants d’Israël :

 Allah est mon Seigneur et votre Seigneur. Adorez-Le donc : voilà le chemin droit.  Sourate 3. La famille d’Imran (Al-Imran) Verset 51


Il peut être utile de rappeler que ces prophètes ne connaissaient pas le
deus latin, dont nous avons tiré le mot dieu.  Il est d’ailleurs intéressant d’observer que les chrétiens de tradition orientale et d’expression arabe invoquent Dieu par le nom Allâh.  Tel est le cas des coptes d’ Egypte. En appelant Dieu du nom Allâh, les musulmans se conforment donc à une tradition prophétique millénaire.

 Par le moyen de la Révélation, Dieu se fait connaître à ses créatures en leur dévoilant ses Noms.  Ceux-ci sont évoqués dans le Coran ( cf : Ses 99 Noms ) :

C’est à Allah qu’appartiennent les noms les plus beaux. Invoquez- Le par ces noms…

Sourate 7. Al-Araf Verset 180

  Dis:  » Invoquez Allah, ou invoquez le Tout Miséricordieux.Quel que soit le nom par lequel vous l’appelez, Il a les plus beaux noms. » 

Sourate 17 Le voyage nocturne (Al-Isra) Verset 110

 Allah ! Point de divinité que Lui! Il possède les noms les plus beaux.

Sourate 20 Ta-Ha Verset 8

C’est Lui Allah. Nulle divinité autre que Lui, le Connaisseur de l’Invisible tout comme du visible. C’est Lui, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.C’est Lui, Allah. Nulle divinité que Lui; Le Souverain, le Pur, L’Apaisant, Le Rassurant, le Prédominant, Le Tout Puissant, Le Contraignant, L’Orgueilleux. Gloire à Allah! Il transcende ce qu’ils Lui associent.C’est Lui Allah, le Créateur, Celui qui donne un commencement à toute chose, le Formateur. A Lui les plus beaux noms. Tout ce qui est dans les cieux et la terre Le glorifie. Et c’est Lui le Puissant, le Sage. Sourate 59. L’exode (Al-Hasr) Versets 22-24

Il conviendrait de s’arrêter plus longuement sur chaque Nom, afin de mieux comprendre ce qu’il implique dans la vie du croyant.  Ainsi, par exemple, savoir que Dieu est omniscient, y compris en ce qui concerne nos pensées les plus secrètes, nous conduit à nous comporter avec droiture en toute circonstance, publiquement et secrètement.

Savoir que Dieu est celui à qui l’on peut se confier, nous conduit à nous en remettre entièrement à Lui.  Savoir que Dieu est juste nous conduit à être équitable.  Savoir qu’Il pardonne et que Sa miséricorde est infinie nous conduit à ne jamais désespérer, quelles que soient nos erreurs, et aussi à pardonner à ceux qui nous offensent.

     En fait, c’est à partir de ces Noms que les thèmes de la Miséricorde, du Pardon, de la Paix, de la Lumière, de l’Equité et de la Loi … devraient être abordés et étudiés en Islam.

 La science des Noms divins est au fondement de toute connaissance authentiquement religieuse, qui refuse de concevoir Dieu comme une entité abstraite, un « être » dont on ne sait rien, opposé à un « néant » dont on ignore tout.  L’éthique musulmane elle-même découle de cette connaissance.