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Archive de la catégorie ‘LES CINQ PILIERS DE L’ISLAM’

LE PELERINAGE (HADJ): LE CINQUIEME PILIER DE L’ISLAM

Mercredi 8 juillet 2009

Au Nom d’Allah le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux

 

 

Allah a imposé le Hajj et la ‘Oumra à Son serviteur de manière explicite que ce soit à travers le Coran ou à travers la Sounnah authentique du Prophète (sws).

Et cette obligation doit être honorée au moins une fois dans sa vie. Allah a dit :

« Et c’est un devoir envers Allah pour les gens qui ont les moyens, d’aller faire le Hajj de la Maison. »
Sourate 3 – Verset 97

Pour ce qui est de prouver l’obligation de faire le Hajj une fois dans sa vie, on peut le retrouver dans le Hadith rapporté par Abou Houreïra lorsque le Prophète (sws) fit un sermon et dit :

 » Ô Gens ! Allah vous a prescrit le Hajj. Faites-le. « 

Allah Taâla a dit :

« Accomplissez pour Allah le grand et le petit pélerinage » Sourate 2 -verset 196

Le pélerinage ou le « Hadj » (qui signifie en arabe but)) est une obligation instituée par Allah qui incombe à tout Musulman possédant les moyens qui sont la monture et le viatique. On doit l’accomplir au moins une fois dans la vie.

Conditions obligatoires du Hadj- Etre Musulman
- Etre Majeur
- Jouir des capacités physiques
- Posséder la monture et le viatique. On entend par cela la possession matérielle des frais de transport, des dépenses en période du pélerinage pour soi-même et pour sa famille durant son absence.

Quant à la femme, il y a une sixième condition qui est celle de la présence de son mari ou d’un de ses Mahram ( c’est-à-dire toute personne masculine pubère qu’elle ne peut épouser) qui voyagera avec elle pour le pèlerinage. Il n’est pas permis à la femme de voyager seule pour le Hajj sans son époux ou l’un de ses Mahram, comme son père, son frère, son fils…. Cette obligation de la présence d’un Mahram n’est en aucun cas levée, qu’elle trouve un groupe sûr de femmes ou non ; que son Hajj soit un Hajj obligatoire ou facultatif, qu’elle soit vieille ou jeune.

Le Prophète (sws) a dit :

« Il n’est pas permis à la femme de faire un voyage d’un jour et d’une nuit sauf si elle est accompagnée d’un Mahram »

Le Prophète (sws) avait même ordonné à un homme qui s’était engagé dans une troupe pour une bataille, alors que sa femme voulait aller au Hajj, d’accompagner sa femme au Hajj et de retarder le combat Hadith rapporté par el Boukhari et Mouslim

Lorsque le musulman a réuni toutes les conditions que l’on vient de citer, il doit alors s’acquitter du Hajj.

Néanmoins, il reste encore à définir le sens de la capacité. En fait, c’est lorsque le musulman possède des provisions qui lui suffiront pour son aller et pour son retour. Ces provisions devront aussi suffire pour subvenir aux besoins de sa famille après son départ, et ceci jusqu’à ce qu’il revienne du Hajj. La capacité comprend également la monture qui le transportera ainsi que les provisions qu’elle nécessite et tout ce dont il a besoin comme bagages. Par ailleurs, il faut que le pèlerin soit en sécurité lors de son voyage. La capacité comprend également la bonne santé physique.

Lorsque toutes ces conditions sont remplies, alors Allah rend obligatoire le Hajj à Son serviteur. Par contre, il n’est pas demandé au pèlerin de remplir les conditions de la capacité longtemps avant le Hajj, l’objectif étant qu’il possède entre ses mains ce que nous avons précédemment cité au moment précis du Hajj.

En conséquence, si une personne possède pendant une grande partie de l’année les provisions nécessaires au Hajj, et qu’elle les a dépensés lorsque la période du Hajj se présente, alors cette personne ne sera pas considérée comme étant capable. Et donc le Hajj ne sera pas obligatoire pour une telle personne.

On retrouve ceci dans le sens de la parole d’Allah :

« Et c’est un devoir envers Allah pour les gens qui ont les moyens, d’aller faire le Hajj de la Maison » Sourate 3 – Verset 97

Lorsque toutes les conditions qui rendent obligatoire le Hajj sont réunies, alors le musulman, aussi bien l’homme que la femme, doit s’acquitter de son pèlerinage dans l’immédiat.

Allah a donc ordonné le Hajj de la manière la plus claire et la plus insistante. Ceci pour appuyer sur Son droit, et immensifier Son respect. L’interpellation divine envers les adorateurs par l’obligation ne laisse place à aucun retardement de l’exécution du devoir – le Hajj -, sauf pour celui qui est incapable de remplir son obligation.

Mais cette règle s’applique pour toutes les autres adorations. Pour renforcer cette obligation dans l’immédiat dont on retrouve le sens dans les versets coraniques, on peut également citer la parole du Prophète (sws) :

« Dépêchez-vous de vous acquitter du Hajj car aucun de vous, ne sait quand il mourra ». Hadith rapporté par Ahmad

L’AUMONE (LA ZAKAT): LE QUATRIEME PILIER DE L’ISLAM

Mercredi 8 juillet 2009

Au Nom d’Allah le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux

 

« Soyez assidus à la prière, faites l’aumône, vous retrouverez auprès d’Allah le bien que vous aurez acquis à l’avance, pour vous même » Verset 110/2

« Prélève une aumône sur leurs biens pour les purifier et les rendre sans taches » Verset103/9

Le Coran contient plus de 80 versets qui renferment l’ordre de s’acquitter de la Zakat.

Le but de la Zakat sont les suivants :

- Purifier l’âme humaine de l’avarice, de l’avidité et de la convoitise
- Subvenir aux besoins des pauvres et nécessiteux
- Rallier le coeur des fidèles
- Instaurer les oeuvres d’utilité publique (écoles, hopitaux). – Limiter l’accumulation des richesses chez les personnes aisées et autres

Pour être acquittable de la Zakat, la personne doit posséder effectivement des biens et les avoir possédé pendant un an. C’est à dire avoir préservé le minimum acquittable pendant un an.

Biens soumis à la Zakat :

- la monnaie (2,5% d’acquittement),

- les bestiaux
- Les marchandises
- Les métaux extraits du sol
- Les fruits et les céréales

Les bénéficiaires de la Zakat sont :

- Le pauvre et le nécessiteux : qui n’arrivent pas à assurer leur subsistance même si elle possède un bien pouvant être soumis à la Zakat.
- Les collecteurs de la Zakat qui se déplacent et font de grands effort dans ce travail de collecte
- Les nouveaux convertis dont la foi n’est pas encore ferme mais qui ont une certaine influence sur leur entourage.
- Pour l’affranchissement d’hommes ou de femmes de maisons (domestiques) et le rachat de captif.
- Les endettés qui sont incapables de s’acquitter de leurs provenant des transactions qui ne comportent pas d’offense à Allah et à son Prophète (saw).
- Pour les buts d’utilité publique : Le voyageur qui se trouve loin de son pays et qui n’arrive pas à subvenir à ses besoins et pour y retourner

On ne donne pas la Zakat à la famille du Prophète (saw), à l’homme capable de travailler, au non musulman.

 

LE JEUNE (RAMADAN): TROISIEME PILIER DE L’ISLAM

Mercredi 8 juillet 2009

Au Nom d’Allah le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux

 

« Ô croyants! Nous vous avons prescrit le jeûne »(Al-Siyam)… » Sourate 2, Verset 183-1

 

L’objectif de tout Musulman est de plaire à Dieu pour gagner le Paradis. Plaire à Dieu, c’est l’aimer, le craindre et lui obéir. Le verset ci-dessus, extrait du Coran, indique clairement que le jeûne est une obligation pour tout musulman en âge et en capacité de le faire.Mais le jeûne n’est pas une obligation apparue à l’époque du prophète Mouhammad (sws).Il existait déjà depuis des millénaires. Les précédents prophètes jeûnaient également. Toute personne remplissant les conditions et sachant qu’elle doit jeûner doit donc respecter les règles du jeûne.

 

« …Donc, quiconque d’entre vous est présent en ce mois, qu’il jeûne! » Sourate 2, Verset 182

La première raison pour laquelle un musulman jeûne est pour obéir à Dieu. Ce mois de Ramadân peut être perçu comme une bénédiction de Dieu. Dieu nous commande de le suivre et nous indique que nous avons en nos prophètes (Que la paix soit sur eux) de beaux exemples.

« Ô croyants! Nous vous avons prescrit le jeûne (Al-Siyam) comme nous l’avons prescrit à ceux d’avant vous… » Sourate 2, Verset 183-2

C’est pour cela que la deuxième raison pour laquelle un musulman jeûne est son désire de suivre la tradition des prophètes de l’Islam, modèles de piété pour tout être humain vivant sur terre. Cette piété, souvent référencé dans le Coran, nous essayons tous de l’atteindre et le jeûne effectué pendant le mois de Ramadân nous y aide.

« La piété ne consiste point en ce que vous tourniez vos visages vers le Levant ou le Couchant. Vertueux sont ceux qui croient en Dieu et au jour dernier, aux Anges, au Livre et aux prophètes, qui donnent pour l’amour de Dieu des secours à leurs proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l’aide, et pour délier les jougs, qui observent la prière, qui font l’aumône. Et ceux qui remplissent les engagements qu’ils contractent, se montrent patients dans l’adversité, dans les temps durs et dans les temps de violences. Ceux-là sont justes et craignent le Seigneur. » Sourate 2, Versert 177

La piété est un tout, un ensemble. Tout être humain est susceptible de commettre des péchés et de transgresser la loi divine. Cela peut être dû à notre ignorance, à Shaïtan (Satan). Les musulmans doivent ainsi faire particulièrement attention à l’hypocrisie, au mensonge, à la tricherie et au vol, à l’usurpation… particulièrement pendant ce mois sacré. Mais étant des êtres humains, nous avons besoin d’être guidé et rappelé sur le droit chemin. Dans un certain sens, on pourrait considérer le mois de Ramadân comme une période d’entraînement permettant au croyant d’apprendre à se rapprocher de Dieu en multipliant les actes de piétés (charité, prière, invocations…) et à mettre fin aux vices qui le rongent et le tourmentent. Pendant ce mois, le croyant :

Effectue ses cinq prières obligatoires et s’efforce de les faire à l’heure, communiquant directement avec le Seigneur et se rapprochant ainsi de lui,

Fait la Zakat-al-Fitr (Aumône de fin de Ramadân), lui rappelant qu’il doit s’acquitter de sa Zakat annuelle,

Effectue la Salat al-Tarawih, après celle de Al-’Isha, rappelant au musulman qu’il peut aussi effectuer, au courant de l’année, des prières supplémentaires, augmentant ainsi sa foi et son rapprochement vers Dieu,

Arrêter les vices, tels que le tabac, l’alcool… qui sont déjà interdit et penser à sa santé et à celle des autres,

Réprimer ses passions qui détournent du chemin de Dieu et trouver une juste mesure, un juste milieu à toute chose,

Le fait de jeûner est un moyen de penser à ceux qui ne souffrent de malnutrition, dans la mesure ou le croyant ressent dans sa chair ce que peut ressentir une personne qui a faim. Il a conscience de la valeur des biens que Dieu lui offre tel que la nourriture et évite ainsi le gaspillage.

etc…

Ainsi, le musulman sera-t-il en mesure d’accroître sa piété, troisième objectif du jeûne pendant ce mois sacré, comme le dit ce verset :

 

Le mois de Ramadân, c’est un moment historique. En effet, c’est pendant ce mois que le Coran a été révélé au cours d’une nuit, appelée Nuit du Destin (Laylat-ul Qadr), au prophète Mouhammad(1), comme l’indique ce verset :

 

Cette nuit est d’autant plus particulière puisqu’elle vaut plus que mille mois (voir verset ci-dessous) soit environ 83 ans!

 

Dieu invite tous les musulmans à rechercher cette nuit et à lire le Coran, faire des invocations, demander pardon, etc. Dieu et son messager sont les seuls à savoir quand est cette nuit. La seule indication laissée par le prophète Mouhammad(1) est qu’elle a lieu un jour impair et dans les 10 derniers jour du mois de Ramadân (i.e. 21, 23, 25, 27 ou 29). Cette imprécision est volontaire car le musulman ne doit pas se contenter de prier durant cette nuit mais doit être présent durant tout ce mois qui lui servira de « modèle » pour le reste de l’année. Bénéficier de la bénédiction de la nuit du Destin, tel est la quatrième raison pour laquelle le musulman jeûne.

 

L’Islam est un Dîn égalitaire. Tous les êtres vivant sur cette terre sont égaux devant Dieu ; le seul critère que Dieu applique pour les différencier est celui de la piété et cela est d’autant plus vrai pendant le mois de Ramadân ou, quelle que soit sa catégorie sociale et sa richesse, le jeûne est obligatoire pour le croyant. Pendant le mois de Ramadân, le croyant cherche à être pardonné pour ses péchés ; s’il n’est pas fortuné, le pèlerinage lui est difficile, ce qui n’est pas le cas pour une personne aisée. Le hadith (parole du prophète) ci-dessous confirme bien ce signe de clémence et de miséricorde de Dieu.

 

Sahih Al-Boukhari. Volume 3, Livre 31, Numéro 125 – Rapporté par Abou Hourayrah :

 

Le Ramadân unie les musulmans, qui sont tous frères et soeurs devant Dieu, désirant sincèrement être pardonnés de leurs péchés. Mais n’oublions pas une chose, le jeûne pendant le mois de Ramadân est un pilier de l’islam ; c’est donc quelque chose de très important. Il est le seul pilier qui englobe tous les autres car :

Pour pouvoir jeûner et voir son jeûne agréé, il faut être musulman et par conséquent, avoir dit le témoignage de foi.

Un musulman sincère fait la prière régulièrement. Ainsi, ne pas prier pendant le Ramadân, mois pendant lequel on se rapproche de Dieu, reviendrait à remplir un seau troué avec une cuillère!

La Zakat est une taxe pour les musulmans qui en ont les moyens ; elle permet, à un certain niveau, de réduire les inégalités. Pendant le mois de Ramadân, le croyant doit également s’acquitter d’une taxe avant ou le jour de la fête de fin du Ramadân (Aïd al-Fitr).

Le pèlerinage permet de se purifier et de se faire pardonner de tous ses péchés ; jeûner de manière sincère pendant le mois de Ramadân a le même résultat.

Ainsi, il est d’une grande importance pour les musulmans de jeûner. Nous pouvons conclure avec une parole du prophète Mouhammad (sws) :

 

Ces informations ne sont pas exhaustives. Elles tentent juste de donner des éléments de réponses à la question « Mais pourquoi jeûne-t-on pendant le mois de Ramadân? ». J’espère que ces quelques mots vous auront été utiles ; que Dieu nous aide. Ci-dessous un poème (traduit de l’anglais) dont nous ne connaissons pas l’auteur :

« Bienvenu à toi, Oh Ramadân!
Le mois de la bénédiction,
Le mois tellement attendu par les musulmans pour jeûner,
Le mois qui accroît la foi des musulmans,
Le mois qui rassemble les bons et moins bons musulmans,
Le mois pendant lequel le Coran est récité plus souvent que tous les autres mois réunis,
Oh tendre Ramadân, te voici à nouveau avec nous, Le mois de la piété pendant lequel nous réprimons nos passions,
Oh Ramadan, soit le bienvenu!
Le seul mois qui possède la nuit du destin,
Le seul mois pendant lequel les anges descendent en troupe,
Le mois ou les riches et les pauvres voient leur péchés effacés,
Oh Ramadan, les leçons que tu nous enseignes ne seront pas oubliées,
Oh Ramadan, nous espérions tant te revoir en bonne forme,
Bienvenue,
Oh Ramadân! »

 

 

 

 

 

LA PRIERE (SALAT) : SECOND PILIER DE L’ISLAM

Mercredi 8 juillet 2009

Au Nom d’Allah le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux

 

La prière (Salât) constitue le devoir le plus important d’un musulman.C’est le second des cinq piliers sur lesquels repose l’édifice de l’Islam. La prière est un lien avec Allah le Très Haut et elle se fait 5 fois, réparties dans le jour et la nuit. Les bienfaits spirituels de la prière sont importants.

Le Messager  d’Allah (sws) a dit :

«L’Islam consiste en ce que tu dois: témoigner qu’il n’est d’autre divinité qu’Allah, et que Mouhammed est Son Envoyé, accomplir la prière rituelle, verser la zakat  (impôt rituel) et accomplir le jeûne de Ramadhân, ainsi que le pèlerinage à la Maison d’Allah si les conditions de voyage rendent la chose possible».

La Salât occupe une place qui vient immédiatement après l’attestation de Foi, et Allah le Très Haut dans Son Livre Saint, le Glorieux Coran, nous exhorte à maintes reprises :

 » Accomplissez la Salât »

Notre bien aimé Prophète (sws) nous a enjoint durant toute sa vie d’être très consciencieux vis-à-vis de cette prière. Même quand il fut dans son lit de mort, il nous a chargés de toujours prendre le plus grand soin de ce pilier fondamental de notre religion.

La Salât est une prière ordonnée, chaque musulman, homme ou femme, doit la pratiquer. Riches comme pauvres,  aucune excuse n’est valable pour celui qui néglige de faire sa Salât régulièrement, car l’islam nous accorde toutes les facilités, tant et si bien que si l’eau fait défaut pour les ablutions, il nous est permis d’avoir recours au «Tayammum » (ablution sèche).

Et si, contrairement aux coutumes établies, quelqu’un ne peut se conformer aux divers gestes, postures et mouvements, pour cause de maladie, il lui est permis de prier par des signes. ( avec la tête, ou les yeux…)

Il ne nous est pas autorisé de la différer, même sur le champ de bataille ou sur notre lit de mort, une négligence vis-à-vis de la Salât entraîne une punition sévère. C’est un acte d’adoration si important que celui qui y renonce est considéré par la majorité des Savants, comme kouffar (mécréant)… Les savants ont pu déduire cela de la sourate 9 At tawba-le repentir  verset 11 :

« S’ils se repentent, accomplissent la salât et acquittent la zakat, ils deviendront vos frères en religion. Nous exposons intelligiblement les versets pour des gens qui savent. « 
 Sourate 9 – Verset 11

La Salât  est réellement une répétition pratique de notre foi. Dans cette prière nous nous tenons devant notre Dieu, les mains liées, inclinés sur les genoux, prosternés, les mains sur le sol et assis d’une manière humble; nous nous déclarons être esclaves de notre Sauveur, nous sollicitons Son secours et Sa guidée, nous Lui renouvelons notre déclaration d’obéissance.

Cela consolide la fondation de notre Foi, cinq fois par jour, et nous prépare à exprimer l’esprit de dévotion.

Plus nous serons sincères dans notre Salât, plus nous nous « rapprocherons » d’Allah  le Très Haut…

D’après Uqbah ibn Amir  : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sws)dire :

« Votre Seigneur est enchanté par un berger qui, du sommet d’une montagne escarpée, donne l’appel à la prière et prie. Alors Allah  dit : Regardez Mon serviteur, il appelle à la prière et accomplit ses prières. Il est dans Ma crainte. J’ai pardonné Mon serviteur [ses péchés] et Je l’ai admis dans le Paradis. »  Rapporté par an-Nasa’i par une bonne chaîne de transmission.

     En conséquence, nous devons être très réguliers au sujet de la Salât, nous devons l’accomplir régulièrement avec dévotion et toujours en « djama’a » ( en groupe)… Chaque Salât doit être accomplie avec une sincérité et une dévotion parfaites. Nous devons accomplir la prière d’une telle façon qu’elle constitue pour nous, au jour du Jugement dernier, une lumière à notre égard, un argument en notre faveur et un moyen pour notre délivrance.

Nous devons croire que c’est le seul moyen pour la réalisation de tous nos besoins, et un guide pour l’observation totale du code islamique de vie dans son ensemble. Allah le Tout Puissant dit dans le glorieux Coran : 

  » Réussiront vraiment ceux qui sont des croyants, humbles dans leur Salât »  Sourate 23-Versets 1-2 

Cette réussite promise par la prière ne peut être obtenue qu’en l’observant d’une façon appropriée et parfaite…